Ecocitoyenneté : Cinq étapes pour éliminer le plastique

Entre le RASTOMA et les plastiques, la guerre est déclarée ! Nous sommes à pied d’œuvre en permanence pour accompagner nos associations membres dans cette croisade anti-déchets plastiques, au nom de la sauvegarde des tortues marines et plus globalement, de la biodiversité marine.

Depuis chez vous, vous pouvez y participer, en cinq étapes :

  • Equipez-vous : Pour une vie sans plastique, achetez une jolie gourde et un sac en matériaux locaux réutilisable pour toutes vos courses. Limiter les déchets plastiques commence par-là !
  • Faites la chasse au plastique : Débarrassez-vos placards et étagères des emballages de produits cosmétiques ou tout objet domestique fabriqué à base de plastique.
  • Prenez quelques résolutions : Ayez toujours dans votre sac à dos ou dans votre fourre-tout, un sac de course à usages multiples. Histoire de ne plus ramener d’emballages plastiques à la maison.
  • Lancez votre propre campagne antiplastique : Prenez contact avec la vendeuse de beignets et le gérant de la boutique du quartier, pour leur donner quelques conseils. Dites-leur de prescrire à leurs clients de venir se faire servir munis d’un gobelet, d’une large assiette ou d’un sac réutilisable. Montrez-leur qu’en cessant d’acheter du plastique pour emballer les produits de leur clientèle, ils réalisent une économie d’argent et donnent, par la même occasion, une claque à la pollution par les matières plastiques.
  • Motivez votre entourage : partagez les astuces ci-dessus avec vos amis et proches. Répandez la bonne nouvelle de la possibilité d’une vie sans plastique, ce qui est une contribution citoyenne à la préservation de l’environnement.
Pollution plastique : RASTOMA et BASS-PROTOMAR au front à Campo

Sous l’égide du RASTOMA, l’association BASS-PROTOMAR a mené du 11 au 13 mai 2023, une campagne de sensibilisation et de nettoyage des plages impliquant deux écoles primaires de l’arrondissement de Campo. 

Engagé dans une lutte ouverte contre la pollution plastique depuis quelques années, le Réseau des acteurs et professionnels de la sauvegarde des tortues marines (RASTOMA) ne compte pas lâcher prise. A sa suite, l’association « BASS-PROTOMAR », entendez « Bureau d’assistance et services pour la protection des tortues marines » a pris la mesure des enjeux socio-environnementaux de cet engagement antiplastique qui profite à la biodiversité marine en général et aux tortues marines en particulier. C’est tout le sens de la campagne d’éducation environnementale et de sensibilisation aux conséquences de la pollution plastique qui s’est tenue du 11 au 13 mai 2023 dans l’arrondissement de Campo, sous l’égide du RASTOMA et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Pendant trois jours, l’équipe de BASS-PROTOMAR que dirige Adolphe II Idjabe s’est rendue tour à tour à l’école catholique du Sacré-cœur de Campo et à l’école publique de Campo-ville. Deux établissements pour un évangile qui tient en une formule : la « Rastom’attitude ». Il s’agit de la contraction de « RASTOMA » et « Attitude », pour désigner le fait de tenir loin de l’océan tout déchet plastique. « L’activité qu’organise aujourd’hui RASTOMA avec son partenaire BASS-PROTOMAR, à plus d’un titre, est un exercice qui permet aux enfants de pouvoir toucher du doigt la réalité sur les déchets plastiques qui essaiment nos plages. Après des cours de sciences ou d’éducation environnementales dans les établissements scolaires pilotes tels que l’école publique de Campo-ville et l’école catholique du Sacré-Cœur de Campo pour ne citer que celles-là, nous avons décidé de passer à une phase pratique qui est la collecte des déchets plastiques le long de nos plages », a indiqué Adolphe II Idjabe, avant de fouler d’un pas ferme, la plage jouxtant le mirador du 11e Bataillon des fusiliers marins (BAFUMAR) et la résidence du Maire de Campo.

Les enfants : entre jeu et enjeu

Par petits groupes et en un clin d’œil, la cinquantaine d’enfants que conduisait Adolphe Idjabe a pris d’assaut les abords de cette plage qui s’étend à perte de vue. Leur unique besogne : ramasser sur une distance d’environ un kilomètre, tous les déchets qu’ils trouvent sur leur passage. Canettes de bière et bouteilles plastiques passent ainsi à la trappe et finissent chez « Hysacam », référence à l’entreprise en charge de l’hygiène et de la salubrité du Cameroun, dont ces élèves attribuent le sigle à chacun des détenteurs du sac dans lequel ils stockent les déchets collectés. Adolphe II Idjabe les évaluent à environ 10 kg.

A l’évidence, cette séance de nettoyage est un jeu d’enfants ou alors, un jeu pour enfants. C’est en tout cas le but poursuivi par le RASTOMA : joindre l’utile à l’agréable et avec ces jeunes âmes, faire que le jeu se confonde à l’enjeu.

Dix gestes pour l’océan

Dans chacune des classes ciblées, BASS-PROTOMAR a opté pour la même approche : choisir des élèves chargés de lire à voix haute chacun des gestes à adopter afin d’éloigner les déchets plastiques de notre maison commune. Puis, intervient un jeu de questions-réponses. Des applaudissements se multiplient pour encourager ceux qui participent et se distinguent par la qualité de leurs interventions. A l’observation, les enfants sont d’excellents récepteurs de la « Rastom’attitude ». Il ne reste plus qu’à espérer qu’ils passeront le message à leurs parents et à leurs amis.

Pour passer le message et permettre aux enfants de rester en éveil, le RASTOMA et son partenaire BASS-PROTOMAR ne se sont pas limités aux paroles et à la parade sur la plage. A juste titre. Les écrits, parce qu’ils « restent » comme on a coutume de le dire, font également sens en matière d’éducation environnementale. C’est ce qui justifie la distribution aux élèves de ces deux écoles, d’une centaine de guides simplifiés présentant les « Dix gestes pour l’océan » en français et en anglais.

Sensibilisation communautaire : Bokombé dit « Non ! » à la pollution

Après les temples du savoir que sont les écoles, BASS-PROTOMAR a effectué une descente de terrain au village Bokombé Centre où vivent les Iyasa, riverains de l’océan. Les échanges entre l’équipe couplée RASTOMA-BASS-PROTOMAR et la population ont eu lieu au domicile de Claude Mbouya, le chef de cette communauté. Ils ont porté sur les méfaits des déchets plastiques et l’importance pour les habitants du village d’appliquer les dix gestes écoresponsables pour l’océan. Ceci, pour la santé et le confort des tortues marines qui partagent avec les riverains leurs habitats naturels. Mais aussi, pour la qualité des poissons consommés par les populations en général. La santé de tous avant tout…

Le chef de la communauté n’a pas caché sa satisfaction d’associer son peuple à cette lutte contre l’ennemi plastique. « La présence du plastique sur la plage me met tellement mal à l’aise. Tout comme ma population, je suis très fier de la présence de BASS-PROTOMAR qui est venu appuyer et insister sur les bienfondés de l’absence du plastique dans mon rayon d’action. Et je remercie beaucoup cette association », a-t-il déclaré. Chacune de ces opérations d’éducation environnementale et de médiation communautaire a été clôturée par une action symbolique : la fixation au sol d’un panneau de sensibilisation présentant les « Dix gestes pour l’océan ». Avec l’appui du RASTOMA, BASS-PROTOMAR en a fixé trois,respectivementà proximité de l’école catholique du Sacré-cœur de Campo, au milieu du village Bokombé Centre et au cœur du quartier administratif de la ville. Une approche de communication par l’image qui ne manque pas de pertinence, étant donné que ces panneaux se trouvent aux entrées des pistes qui mènent à la plage. Elle s’inscrit et donne corps, précisons-le, au programme « Littoral Zéro Plastique » conçu par le RASTOMA afin de réduire l’impact de la pollution plastique sur les tortues marines et le côtier marin. Fort opportunément, la communauté éducative et les populations locales de Campo se sont montrées ouvertes et disposées au changement d’attitude vis-à-vis de l’océan. Puisqu’il en est ainsi, pourquoi le RASTOMA et ses OSC partenaires s’arrêteraient-il en si bon chemin ?

Termes de référence

Appel à consultance pour l’appui au développement organisationnel et stratégique et au renforcement de la gouvernance associative du Réseau des acteurs de la sauvegarde des tortues marines en Afrique centrale, RASTOMA.

Contexte et historique du RASTOMA

Le RASTOMA est une association loi 1901, établie dans 3 pays : la république du Congo (depuis 2012), la France (2016) et le Cameroun (2019). Le RASTOMA fédère des acteurs de la sauvegarde des tortues marines, Organisations de la Société Civile (OSC) ou individus, dans les 6 pays d’Afrique Centrale disposant d’un littoral donnant sur l’Atlantique : du Sud au Nord : la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo, le Gabon, Sao Tomé et Principe, la Guinée équatoriale (incluant l’île de Bioko) et le Cameroun.

Selon ses statuts, la vision du RASTOMA est une Afrique Centrale où les tortues marines évoluent dans des habitats marins-côtiers en bonne santé et où les ressources naturelles et la biodiversité sont gérées durablement par et au bénéfice des communautés côtières. Son objet est d’appuyer les efforts des acteurs et professionnels de la conservation des tortues marines et faire émerger de jeunes leaders en Afrique Centrale en :

  • Favorisant les échanges entre les différents acteurs de la région ;
  • Organisant des formations de renforcement de capacités ;
  • Promouvant la valorisation des données et des résultats de recherche ;
  • S’insérant dans les processus institutionnels ;
  • Soutenant la conservation communautaire et les AGR ;
  • Promouvant la conservation fondée sur la science et développement d’indicateurs de suivi et de conservation.
  • En accompagnant les institutions régionales impliquées dans la conservation, la planification du développement et la gestion des ressources
  • En construisant avec ses membres une stratégie régionale de conservation des tortues marines cohérente, pragmatique et fondée sur la science
  • En réalisant un plaidoyer pour renforcer le cadre législatif en faveur de la protection de la biodiversité et des écosystèmes

Le réseau compte en milieu d’année 2022, 10 OSC membres et 25 individus membres dans les 6 pays sus cités.

La gouvernance de l’association est établie par les statuts de l’association depuis 2015. A titre d’exemple, le RASTOMA tient une Assemblée Générale (AG) annuelle lors de son congrès sous régional ou régional.

Depuis la révision des statuts en 2020, le Conseil d’Administration (CA) est élu pour trois ans renouvelables une fois. Il est actuellement constitué de 6 membres :

  • 1 président
  • 1 vice-président
  • 1 secrétaire
  • 1 trésorier
  • 1 secrétaire adjoint
  • 1 chargée de communication.

Des réunions du CA sont organisées plusieurs fois par an, en fonction des besoins.

Ce mécanisme de gouvernance est complété par la collecte des attentes des membres lors d’enquêtes régulières sur les besoins de formation de ces derniers. Des rendez-vous réguliers sont également organisés avec les ONG membres.

Depuis 2016, le réseau s’est également doté d’un conseil scientifique dont le rôle est consultatif. Ce dernier est constitué d’académiques et de praticiens provenant des universités, des institutions et de la société civile.

Des outils pour assurer la bonne gestion et gouvernance associative ont également été développés tels que statuts, manuel de procédures administratives et financières, rôles et devoirs du conseil scientifique, règlement intérieur, charte des valeurs.

L’animation du réseau est menée par une équipe de permanents constituée actuellement de 4 personnes : une coordinatrice du RASTOMA, une assistante comptable, un chargé de communication et une chargée de fundraising et développement institutionnel. L’équipe de permanents est hébergée dans un bureau régional établi à Yaoundé, au Cameroun et partagé avec un autre réseau thématique l’AGSAC (alliance pour la conservation des grands singes en Afrique centrale) dans l’optique de mutualisation des tâches et de développement des synergies.

Au cours des trois dernières années, plusieurs actions ont contribué à la consolidation, à la professionnalisation des équipes et au développement du réseau :

  • Le réseau RASTOMA a professionnalisé sa comptabilité en recrutant à temps plein une assistante comptable et un comptable à temps partiel.  La comptabilité récente (2017-2021) sera soumise à un audit externe fin 2022,
  • Les sources de financements du RASTOMA se sont diversifiées : initialement le seul bailleur du RASTOMA était le Programme des Petites Initiatives (PPI) du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Depuis 2019, les financements des actions se sont diversifiés (SWOT, GBIF, CEPF, OFB).
  • Des outils de communication ont été développés pour renforcer l’impact et structurer les actions : – site internet, Facebook (approx 1000 abonnés), LinkedIn, newsletters (6 parues, 300 abonnés) et actuellement YouTube ;

– Des guides de bonnes pratiques, recommandations, indicateurs de suivi et de conservation des tortues marines ont été développés, ainsi que des rapports nationaux sur les tortues marines pour renforcer la visibilité et soutenir le plaidoyer,

– des outils relatifs à la stratégie du réseau ont été développés : stratégie AMP, stratégie de financement, plan de communication, analyse du jeu d’acteurs …

Actuellement RASTOMA déploie des actions nombreuses et diversifiées que l’on peut regrouper selon plusieurs grands domaines d’activités :

  • Congrès régional annuel pendant lequel les membres se retrouvent pour construire leur stratégie commune et pour renforcer leurs capacités lors de conférences et d’ateliers,
  • Organisation de formations sur la biologie marine, les bonnes pratiques de suivi et de conservation, la gestion de projet, et des voyages d’échanges et d’autres sujets en fonction de la demande des membres,
  • Construction d’actions coordonnées pour lutter contre certaines menaces particulièrement fortes : impact de la pêche et de la pollution plastique sur les tortues marines menacées en Afrique centrale, solutions fondées sur la nature pour lutter contre la dégradation des habitats côtiers, puis recherche de bailleurs et construction de dossiers pour les financer,
  • Animation et mise en cohérence de la collecte standardisée et la valorisation des données tortues marines collectées sur le terrain pour produire des indicateurs et des policy briefs à l’usage des décideurs et des institutions régionales et internationales,
  • Réseautage et communication sur les actions des membres pour renforcer la visibilité et le plaidoyer des membres,
  • Accompagnement des acteurs d’Acteurs d’Afrique de L’Ouest et d’Afrique du Nord pour faire émerger des réseaux frères avec lesquels agir à l’échelle régionale et continentale sur des problématiques de conservation communes et prioritaires,
  • Accompagnement des jeunes espoirs de la conservation marine et côtière.

Objectifs et résultats attendus de la consultance

Afin de contribuer à la structuration progressive du réseau, assurer la durabilité notamment financière et institutionnelle du réseau, et in fine améliorer la qualité de services délivrés à ses membres et ainsi maximiser leurs impacts sur le terrain, le RASTOMA souhaite poursuivre ses efforts et sa réflexion quant à son développement stratégique et organisationnel.

Pour y parvenir, et orienter des actions concrètes à mettre en œuvre dans ce sens, un appel à propositions est lancé pour mobiliser un expert ou une organisation/Bureau d’étude en mesure de faciliter ce processus.

Plus spécifiquement, les objectifs de l’accompagnement sont de :

OS.1 : Identifier de manière participative les axes et orientations stratégiques pertinents et prioritaires pour le réseau dans les années à venir,

Résultats attendus

  1. Une liste des axes et orientation stratégique prioritaires pour le réseau est établie,
  2. Les objectifs stratégiques du réseau sont fixés, une stratégie de développement est construite et un plan d’actions est élaboré pour mieux positionner le réseau dans le jeu d’acteur.

OS.2 : Coupler cette analyse stratégique à une réflexion quant au modèle organisationnel et à la gouvernance associative du réseau.

Résultats attendus

  1. Une enquête relative au modèle organisationnel et à la gouvernance associative du RASTOMA est effectuée auprès des membres et partenaires du réseau et une analyse SWOT est réalisée,
  • Le modèle organisationnel et la gouvernance associative du réseau sont analysés et renforcés,
  • Les outils et les procédures de gouvernances sont analysés et actualisés pour la bonne gouvernance associative,
  • Un plan d’actions répertoriant les actions prioritaires à mettre en œuvre dans les 18 mois suivant la prestation est réalisé.

Ces deux OS étant complémentaires, l’OS.2 devra par conséquent être pensé au regard de la réflexion menée sur l’OS.1.

Méthodologie :

Un des objectifs étant d’accompagner la réflexion quant à la capacité du réseau à répondre aux besoins de ses membres, le prestataire aura la liberté de proposer une méthodologie qui sera participative et veillera à impliquer les différents organes du réseau (équipe permanentes, membres, CA, comité scientifique, partenaires extérieurs) dans la réflexion.

Calendrier du projet d’accompagnement (prolongé)

  1. 15 juillet-15 août 2022 : Publication des TdR et réception des candidatures
  2. 15-25 août 2022 : étude de dossiers et sélection du prestataire
  3. 1er – 20 septembre 2022 : échanges et état des lieux, en présentiel et distanciel avec les membres du Conseil d’Administration et les permanents
  4. 20 septembre au 20 décembre 2022: mise en œuvre de l’accompagnement par le prestataire, proposition d’un plan d’actions sur 18 mois (à mi-parcours de l’accompagnement) et rapport de l’accompagnement.

Livrables

  1. Compte rendu de réunions d’états de lieux
  2. Liste des axes et orientation stratégiques
  3. Un rapport d’enquête effectué auprès des membres et partenaires
  4. Stratégie de développement du réseau et un plan d’action à mettre en œuvre sur 18 mois
  5. Un rapport de l’accompagnement

Profil du prestataire

  • Avoir une expérience dans le diagnostic, l’accompagnement stratégique et organisationnel des OSC en Afrique ;
  • Avoir une connaissance des enjeux de la biodiversité marines et côtière en Afrique centrale ;
  • Avoir une bonne compréhension du contexte de la société civile en Afrique
  • Avoir connaissance des problématiques liées au renforcement organisationnel et institutionnel en Afrique
  • Excellente capacités en français et en anglais

Durée de l’accompagnement : 4 mois

Budget maximum : 7.000 € maximum (le RASTOMA pouvant disposer d’une enveloppe additionnelle de 2.000 € maximum pour gérer certains aspects logistiques relatifs à l’accompagnement, notamment le déplacement et la participation de membres à celui-ci).

Proposition de l’offre et dossier de candidature

Les consultants ou organisations intéressés doivent envoyer leur proposition par email à l’adresse recrutement@rastoma.org au plus tard le 15 septembre 2022 à 23h59 heure normale d’Afrique centrale et de l’ouest. La proposition devra contenir les éléments suivants :

  1. Une compréhension succincte des termes de références ;
  2. Une description de l’expérience de l’organisation/équipe dans l’accompagnement organisationnelle et stratégique des OSC ;
  3. Une méthodologie de travail incluant un calendrier d’exécution de la mission ;
  4. Une composition de l’équipe de d’intervention  (CV détaillant les éléments en rapport avec l’objet de la consultance) et la répartition des responsabilités.

NB : Seuls les dossiers présélectionnés seront contactés. Les dossiers non retenus seront détruits six mois après la date de publication.

Pour les détails et autres questions concernant cet appel d’offre, veuillez contacter Alexandre Girard (alexandre.girard@rastoma.org) ou Ursla Koumbo (ursla.koumbo@rastoma.org) et pour en savoir plus sur les activités du RASTOMA, connectez-vous sur www.rastoma.org.

Zoom sur les activités communautaires des membres du RASTOMA

Il est essentiel d’associer des approches communautaires aux projets de conservation des tortues marines. Pour aider les membres à multiplier ces approches qui garantissent la durabilité et l’acceptation des projets de conservation, le RASTOMA a entamé le recensement des différentes approches communautaires pratiquées par ses membres en Afrique Centrale.
A cette fin, le RASTOMA a récemment conçu un questionnaire qu’il a adressé à ses membres et nous présentons ci dessous les premiers résultats.

La diversité des approches présentées est destinée à servir de source d’inspiration pour tous les projets désireux d’engager les communautés dans leur dynamique de conservation, car il s’agit de la seule perpective viable sur le long terme.

Nous mettons également à disposition une liste de contacts, recensant les experts terrains et les différentes expertises disponibles en matière d’AGR dans le réseau RASTOMA, en Afrique centrale et ailleurs. Ces ressources constituent donc une boite à outils au service des ONG membres du réseau pour promouvoir le développement des AGR et des approches durables construites avec les communautés côtières.

Quatre structures membres du réseau présents dans deux pays ont répondu au questionnaire. Il s’agit de Tube Awu, AMMCO et ACBM au Cameroun et de ACODES en République Démocratique du Congo. Ces activités communautaires ont été réalisées dans les projets de protection de l’environnement en général et des espèces marines en particuliers allant de 2017 à 2019. 

Les différentes communautés impliquées dans les activités communautaires sont les Batoke, Idenau, Iyassa-Ndowe, Bakoko, Batanga, Bassa, Nigerians, Ghaneens, Fang, Mabea aux Cameroun et les communautés Banana, Muanda, Nsiamfumu et Tshiende en RDC. Le nombre de personnes impliquées va de moins de 100 à plus de 500 et le principal stade d’implication est lors de l’implémentation des projets pour les structures du Cameroun et lors de la rédaction, de la mise en œuvre et du suivi et évaluation des projets pour la RDC.

Les principales approches communautaires réalisées par les structures membre du RASTOMA sont : 

  1. La formation et le recrutement des pêcheurs pour la réalisation des patrouilles des plages de ponte des tortues marins : Au total 53 pêcheurs ont reçu un renforcement de capacités et des équipements. Ils effectuent des patrouilles nocturnes et matinales, transplantent des œufs de tortues marines et remplissent les fiches de collecte des données.
  2. La formation et le recrutement des habitants côtiers pour le suivi des débarcadères : au total 07 personnes dont 4 femmes et 3 hommes surveillent les ports d’accostage des pirogues artisanales et enquêtent au niveau des étalages de vente des produits halieutiques pour voir si les œufs et la viande des tortues peuvent s’y retrouver comme marchandise.
  3. La pêche responsable : le long des côtes camerounaises, environ 150 pêcheurs ont été sensibilisés sur les techniques de pêches durable pour réduire la surpêche et accroître les revenus des pêcheurs.
  4. L’écotourisme : Plus de 25 personnes choisies parmi les habitants locaux ont été formées comme Eco-guides touristiques. Cette activité est très lucrative et a permis d’améliorer les revenus de plusieurs familles.
  5. L’exploitation des produits de forêt non ligneux (PFNL) : 20 femmes issue de la communauté Iyassa au Cameroun ont été formées et accompagnéessur les techniques de production de Coprah. Désormais, elles achètent des noix de coco à bas prix auprès de la communauté, puis les transforment en huile de coco qu’elles revendent en réalisant une bonne plus-value et elles augmentent ainsi leurs revenus.
  6. Cinquante pêcheurs ont été formés et accompagnés dans la production du mieldans la commune de Dizangue dans le but de réduire la surpêche et les captures accidentelles.
  7. Desfumoirs améliorésont été construit dans la zone de Kribi pour réduire la pression de coupe de bois des mangroves.
  8. Un projet d’héliculture(l’élevage des escargots) a été mis en place pour réduire la pression du braconnage des tortues marines et créer de nouvelles de sources de protéines alternatives.
  9. L’agriculture durable: les femmes agricultrice ont bénéficié des ateliers de renforcement de capacité sur la culture de certaines denrées notamment le manioc, la banane plantain et le maïs. Elles ont également bénéficié d’un approvisionnement en semences améliorées fournies par l’Institut pour la Recherche Agricole et le Développement (IRAD) de la région du Sud-Ouest Cameroun.

Pour réduire les menaces auxquelles font face les espèces marines et pour consolider l’implication des communautés dans les projets de conservation, RASTOMA est ses membres recommandent le développement d’activités génératrices de revenus et de ressources dans les zones rurales où sont menés les actions de conservation. 

Afin que les communautés appréhende davantage les activités des projets de conservation, pour obtenir leur adhésion, et pour proposer des activités réellement profitables et adaptées aux contextes locaux, RASTOMA recommande en outre d’impliquer des communautés locales dans la conception et le choix des AGR, dès l’étape de montage du projet. 

A Ebodje au Sud Cameroun, l’ONG TUBE AWU implique les communautés locales en développant des AGR telles que : 

  • L’agriculture durable : à travers le renforcement des capacités des populations et la fourniture des semences améliorées, le rendement agricole augmente et, par conséquent, les revenus.
  • La valorisation des produits forestier non ligneux (PFNL) : les habitant fabriquent de l’huile de coco à partir des noix de coco récoltées dans le village.

A Dizangue, au Cameroun, l’ONG AMMCO accompagne les populations en développant divers AGR comme :

  • L’apiculture (la production du miel) : les pêcheurs de Dizangue ont été formé et accompagné dans la production du miel
  • La fabrication du savon : une association de femmes rurale a été sélectionnée et formée dans la fabrication du savon que celles-ci revendent sur le marché local.

ACBM – Association Camerounaise de Biologie Marine

ACBM – Association Camerounaise de Biologie Marine

📍Kribi, Cameroun

👤 Dr Isidore AYISSI, Président d’ACBM

📧 isidoreayissi@gmail.com

🇨🇵 ACBM a été créée en 2007 à Akonolinga (Cameroun). Cette association a pour objectif principal de conserver et protéger toutes espèces animales et végétales menacées à tous les stades de leur vie, ainsi que leurs habitats au Cameroun. Pour mener à bien ces objectifs, la présente association mène toutes les actions de recherche appliquée, sensibilisation, ateliers de formations publiques nécessaires, éducation environnementale, lobbying et plaidoyer. Cette association compte de nombreux membres issus de divers domaines (Ecologie, Foresterie, Agronomie, Education, Droit…). Les actions principales menées par ACBM s’orientent sur le suivi des tortues marines et de leurs habitats sur la zone périphérique de Kribi et sur la promotion des activités alternatives génératrices des revenus comme l’écotourisme, l’aquaculture, l’agroforesterie au sein des communautés riveraines des zones sensibles pour la conservation.

🇬🇧 ACBM was created in 2007 in Akonolinga (Cameroon). The main objective of this organisation is to conserve and protect all threatened species at all stages of their life, as well as their habitats in Cameroon. To achieve these objectives, ACBM conducts all applied research activities, awareness raising, training workshops, environmental education, lobbying and advocacy. This association has many members from various fields (Ecology, Forestry, Agronomy, Education, Law …). ACBM’s main actions focus on sea turtle monitoring in the Kribi peripheral zone and on the promotion of alternative income-generating activities such as ecotourism, aquaculture, agroforestry within coastal communities around sensitive areas for conservation.

 

 

Lancement de la deuxième phase Biopama, Cameroun, septembre 2018 : Rastoma renforce ses liens avec les institutions sous régionales

Alexis Guilleux, coordinateur du RASTOMA et Alexandre Girard, Président du réseau, ont participé du 25 au 28 septembre 2018 au lancement de la deuxième phase de BIOPAMA à Douala (Cameroun).

RASTOMA a été invité à participer au Panel sur les systèmes d’information. Notre participation nous a permis de mettre en avant la force de la société civile en Afrique Centrale et son rôle central dans l’alimentation des stratégies nationales ou régionale pour la conservation de biodiversité.

Nous défendons une vision où la société civile prend part activement à l’acquisition de données et la production de connaissances, en relation étroite avec les institutions. RASTOMA souhaite ainsi renforcer l’efficacité de ses plaidoyers, son implication dans l’élaboration et la mise en oeuvre des plans d’actions nationaux et régionaux, et ainsi amplifier ses capacités d’influence auprès des décideurs.

Rastoma met tout en oeuvre pour que la société civile soit reconnue pour ses actions de conservation fondées sur la science et comme un producteur majeur de données et de connaissances orientées “Action”.

Il est urgent que la société civile structurée en réseau soit intégrée dans les mécanismes et les stratégies institutionnelles de conservation !

#AllTogetherWeCanAchieveMuchMore
#StepByStep

Rastoma a permis à Rodrigue Ngafack (AMMCO, Cameroun) de renforcer ses capacités auprès de Kélonia, Observatoire des tortues marines de La Réunion.

Au cours de l’année 2016, le Rastoma a soutenu financièrement plusieurs projets de renforcement de capacité afin de combler les besoins spécifiques des ses membres. Grâce sa bourse de formation, Rodrigue Ngafack (chef de projet chez AMMCO au Cameroun) a ainsi eu l’opportunité de réaliser un stage d’un mois à Kélonia, Observatoire des Tortues Marines sur l’île de La Réunion. Pendant son stage de formation, Rodrigue a pu améliorer ses connaissances sur :

  • la collecte et le stockage des données de suivi de plages ;
  • la prise en charge des tortues marines capturées accidentellement ;
  • la collecte de données aériennes par survol ULM ;
  • le suivi des migrations des tortues marines grâce aux balises ARGOS ;
  • la photo-identification ;
  • la réhabilitation des plages de pontes.

De retour au Cameroun, Rodrigue met à profit toutes les connaissances acquises lors de ce stage au service du programme de conservation des tortues marines déployé actuellement par AMMCO sur la cote Nord du Cameroun. Les nouvelles connaissances de Rodrigue permettront ainsi à son équipe de perfectionner leurs activités sur les plages de Limbé et d’envisager des nouvelles perspectives de recherche et de conservation des tortues marines aussi bien au Cameroun qu’en Afrique Centrale.

Rodrigue mettra également à profit ces nouvelles connaissances au service des autres membres du RASTOMA lors d’un atelier de restitution dans les prochains mois.

Outils Pédagogiques ATM Marapa

Vous trouverez ci-après les documents de sensibilisation et d’éducation à l’environnement partagés par Sara Vieira et utilisés par ATM & Marapa à Sao Tomé (en portugais !).

Sara a ajouté plusieurs ouvrages :

  • Un livre qui a été réalisé pour la Guinée Bissau en partenariat avec l’IBAP.
  • Un ouvrage similaire a été réalisé pour Sao Tomé et Principe et pour Bioko en collaboration avec Shaya Honarvar. Cet ouvrage explique le cycle de vie et les menaces qui pèsent sur les tortues imbriquées, une espèce en danger critique d’extinction sur la Liste de Rouge de l’UICN.
  • Un ouvrage consacré à la tortues caouanne a aussi été édité pour l’archipel du Cap Vert.

Merci Sara pour cette contribution !

[gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/Copia-de-llibre-bn.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/Copia-de-verde-livro-GB_BF.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/Copia-de-apanha-o-capturador.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/cartaz-pesca.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/cartaz-praia.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/cartaz-sensi.pdf”] [gview file=”https://www.rastoma.org/wp-content/uploads/2017/01/cartaz-consumo.pdf”]

 

Outils pédagogiques PRCM-UICN (partagés par Frédéric Airaud)
Vous trouverez ci-dessous des liens pour télécharger des outils pédagogiques partagés par Frédérique Airaud (merci !). Ces ressources documentaires à destination des enfants, enseignants et professionnels de la conservation le long du littoral Ouest-africain (versions française, anglaise et portugaise). Ils ont été élaborés dans le cadre du PREE (Programme régionale d’éducation environnementale du PRCM).
Ces outils ont été produits et financés par l’UICN et le PRCM :
iucn_logo-svg PRCM-logo
1/ Cahier de connaissances: A la découverte du littoral ouest-africain
Présentation simple et illustrée du fonctionnement de la zone côtière, les habitats, espèces et enjeux de conservation.
Version française:
Version anglaise:
Version Portugaise:
2/ Guide pédagogique: Apprendre à devenir un citoyen du littoral
De nombreuses idées de jeux, activités, animations classées par thématiques environnementales
Rastoma organise une formation pour la société civile camerounaise

3 jours de formations théoriques et pratiques

La formation Rastoma s’est déroulée sur trois jours dans les locaux du Cerecoma à Kribi du 24 au 26 octobre 2016. 19 personnes ont participé à cette formation, notamment des membres des associations AMMCO, Kudu A Tube, Tube Awu, ACBM, ainsi que des représentants du CERECOMA et du MINFOF. Divers conférences et ateliers ont permis de développer des sujets théoriques et pratiques tels que la biologie générale et l’identification des tortues marines, la transplantation des nids, de sensibilisation environnementale et la mise en valeur des données collectées dans le cadre des suivis de tortues marines. Les formations ont été dispensées par des experts venus d’Afrique Centrale et d’Europe : Samuel Mbundu (RDC), Joana Hancock (Portugal), Jean Churley Manfoumbi (Gabon), et Alexandre Girard (France).

Déjà deux grandes réunions en Afrique Centrale en 2016

Il s’agit de la seconde formation organisée par le Rastoma en Afrique Centrale cette année. En juin dernier, le réseau avait déjà organisé à Sao Tomé un congrès sous-régional consacré à la conservation des tortues marines. Trente acteurs de la conservation des tortues marines en Afrique Centrale s’y étaient rassemblés. Lors de ce congrès, le réseau avait eu l’honneur d’accueillir Roderic Mast, le co-chairman du groupe de spécialistes des tortues marines de l’UICN. Il avait alors remis le diplôme d’honneur de la Société International des Tortues Marines à Hippolyto Lima, un ecogarde de Sao Tomé, pour son engagement remarquable dans la protection des tortues marines sur les plages de l’île de Sao Tomé.

Rastoma dote les projets de bagues d’identification

A Kribi, Rastoma a profité de la présence de plusieurs membres du réseau pour leur distribuer des bagues d’identification pour les tortues marines. Alexandre Girard, Président du Rastoma, a ainsi remis 3000 bagues d’identification à Eva Chauvet de l’ONG Rénatura (Congo-Brazzaville), 1000 bagues à Samuel Mbungu, Coordinateur de l’ONG ACODES (République Démocratique du Congo), et 500 bagues d’identification à Hyacinthe Agoni de l’ONG Kudu A Tube (Cameroun).

Protéger 5 espèces de tortues marines et leurs habitats naturels

Cinq espèces de tortues marines fréquentent les eaux côtières des pays d’Afrique centrale : la tortue luth, la tortue olivâtre, la tortue verte, la tortue imbriquée et la tortue caouanne. Ces tortues pondent la nuit sur les plages de sable du littoral atlantique et se nourrissent dans les eaux du plateau continental. Ces espèces, toutes classées sur le liste rouge des espèces menacées par l’UICN, font face à de nombreuses menaces en Afrique Centrale : le braconnage des femelles pendant la ponte, la collecte illégale des nids, les captures accidentelles par les pêcheries artisanales et industrielles, le développement côtier anarchique, etc. L’Afrique centrale est notamment une région remarquable pour les tortues luth et les tortues imbriquées. C’est ainsi que le littoral qui s’étend au Nord du Congo Brazzaville et au Sud du Gabon est le premier site de concentration de ponte de tortue luth au monde. Sao Tomé et principe hébergent aussi le dernier site de ponte significatif dans l’Atlantique Est pour les tortues imbriquées. Pour toutes ces raisons, la protection des tortues marines est essentielle dans la sous-région. C’est pourquoi des ONG et associations dépensent leur énergie sans compter afin de préserver les tortues marines et leurs habitats. Rastoma, le réseau des acteurs de la sauvegarde des tortues marines en Afrique Centrale, existe depuis 2012 pour soutenir les acteurs de la société civile afin d’aboutir au maintien des tortues marines dans leurs habitats naturels sur le long terme dans la sous-région. Le réseau a donc pour  première mission le renforcement des capacités : c’est dans cette dynamique que Rastoma a invité les acteurs de la société civile camerounaise pour cette formation.

L’ensemble de ces actions est rendu possible grâce au soutien financier du Programme Petites Initiatives (PPI) du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et avec l’appui technique de l’UICN PACO.